Optimus : les brûleurs pliants et multicombustibles du suédois historique
Optimus tient sur deux jambes : des brûleurs gaz pliants de moins de 90 g d'un côté, des multicombustibles taillés pour l'hiver et le voyage lointain de l'autre. Ce guide sépare les deux mondes, précise les compatibilités de cartouches et dit à qui la marque ne s'adresse pas.
Cette page contient des liens partenaires Amazon (tag blancberg-21). Le prix ne change pas pour vous.
Une marque de 1899 qui vend encore un brûleur de 1955
Fondée en Suède en 1899, Optimus s'est construite sur les réchauds à essence en laiton, dont le Svea 123 toujours catalogué un demi-siècle après son lancement. Intégrée depuis au groupe suisse Katadyn, la marque garde une ligne inhabituelle : privilégier les appareils qui fonctionnent quand le combustible et la température ne coopèrent plus.
L'ADN Optimus, c'est le refus de la dépendance : aucune popote propriétaire imposée, aucune valve exclusive, et sur le haut de gamme la capacité d'avaler presque n'importe quel liquide inflammable vendu dans le monde. Signature mécanique en prime : les Crux se replient sous la cartouche plutôt qu'à côté.
Famille 1 : les brûleurs gaz pliants Crux
Optimus Crux Lite
Le plus rationnel de la gamme
Poids≈ 72 g
Puissance≈ 2 900 W
Ébullition 1 L≈ 3 min
AllumageManuel
Bras et tête entièrement repliables : se range avec une cartouche de 100 g dans une popote de 0,6 L
Molette longue, manœuvrable avec des gants fins
Existe en pack Crux Lite Solo avec popote Terra 0,6 L, ≈ 250 g l'ensemble
Le Crux d'origine (≈ 83 g) pousse l'idée plus loin : sa tête pivote sous la vanne et forme un galet de moins de 3 cm qui se loge dans le creux de la cartouche. Il gagne un peu de puissance et un support plus large, mais l'écart est mince : pour le solo, le Lite reste le meilleur achat. Les deux figurent dans notre comparatif toutes marques.
Un cran au-dessus, le Vega (≈ 176 g) est un brûleur déporté quatre saisons : la cartouche posée à côté peut être retournée pour alimenter le brûleur en phase liquide, ce qui repousse de plusieurs degrés la limite basse de température. Le choix logique entre 0 et −10 °C sans passer à l'essence — voyez réchaud par grand froid.
Le Nova et le Nova+ (≈ 430 g) suivent la même logique sans le gaz : essence, pétrole et diesel, avec un débit taillé pour faire fondre de la neige. Bruyants, puissants, exigeants en entretien — comparés aux MSR sur réchauds multicombustibles, fonctionnement détaillé sur réchaud à essence.
Essence, pétrole et diesel imposent un préchauffage à flamme haute de 20 à 30 secondes et dégagent du monoxyde de carbone en combustion incomplète : extérieur strictement, à l'écart des herbes sèches, jamais sous une tente ni dans un fourgon fermé. Consignes sur sécurité et réchaud.
Famille 3 : les popotes Terra
Les popotes Terra complètent la gamme sans l'enfermer : aluminium anodisé pour les Terra Solo et Weekend, version HE à échangeur soudé sous le fond, inox pour le feu de bois. L'échangeur fait gagner de l'ordre de 20 à 25 % de combustible sur une ébullition, au prix d'un fond plus long à nettoyer, et se pose aussi bien sur un Crux que sur un brûleur d'une autre marque.
Cartouches : à visser, avec une nuance
Les brûleurs gaz Optimus adoptent le filetage EN 417 à visser : cartouches MSR, Primus, Soto, Coleman, Jetboil ou Optimus 4-Season, indifféremment. Les Campingaz CV à clipser et les CP250 perçables exigent un adaptateur. Nuance pour le Polaris : sur gaz il se branche par flexible et accepte la cartouche retournée, ce qui suppose un joint en bon état. Détail des standards dans quelle cartouche de gaz choisir.
Pièces détachées et durée de vie
Sur les multicombustibles, Optimus fournit une trousse de service dès l'achat et distribue joints de pompe, gicleurs et flexibles ; on trouve encore des joints pour le Svea 123R soixante ans après sa conception, ce qui donne une idée de l'horizon. Sur les Crux, l'entretien se limite au joint de vanne et au gicleur ; le point faible connu est l'articulation des bras, qu'il ne faut pas forcer avec une popote surdimensionnée. Comptez une révision annuelle des joints au-delà de vingt jours d'usage d'un réchaud à liquide.
Verdict : à qui Optimus convient, à qui il ne convient pas
Achetez Optimus si vous voulez un brûleur gaz qui disparaît réellement dans une popote, un multicombustible sans manipulation de gicleur pour un voyage au long cours, ou un appareil réparable qui ne vous enferme dans aucune popote maison. C'est aussi une marque cohérente pour l'hiver, du Vega au Polaris.
Passez votre chemin pour le camping familial en emplacement : Optimus n'aligne pas de deux-feux crédible face aux spécialistes du genre. Passez aussi si vous cherchez la vitesse d'ébullition maximale pour le moins de gaz possible — un système intégré à échangeur fera mieux — ou si vous voulez trouver l'appareil en rayon le samedi matin : la distribution française reste plus étroite que celle de Campingaz ou MSR, et plusieurs références se commandent en ligne uniquement.
Le Polaris Optifuel change-t-il vraiment de combustible sans outil ?
Oui : un gicleur unique accepte gaz, essence, pétrole et diesel, là où les concurrents imposent un changement de buse. Purgez tout de même la conduite entre deux combustibles éloignés et nettoyez plus souvent après du diesel, comme expliqué dans entretenir son réchaud.
Le Crux Lite est-il stable avec une casserole de 1,5 L ?
À la limite : ses trois bras conviennent jusqu'à environ 1 L d'eau sur sol plat. Au-delà, ou sur terrain irrégulier, le Vega déporté est nettement plus sûr.
Peut-on encore entretenir un vieux réchaud Optimus à essence ?
Souvent oui : joints de pompe, cuirs et gicleurs des Svea, Nova et Hiker restent référencés chez les revendeurs spécialisés, et ces appareils se démontent à deux clés. Vérifiez d'abord le réservoir : une soudure suspecte condamne l'appareil.